Pour héberger un site gratuit, la seule formule qui tient dans la durée est celle du site vitrine statique (HTML, CSS, images), posé sur une plateforme comme Cloudflare Pages ou Netlify. Un site WordPress ou une application avec base de données, eux, finissent presque toujours par coûter quelque chose. J'ai passé en revue les comparatifs du moment, trois vidéos et plusieurs fils Reddit pour séparer ce qui est vraiment gratuit de ce qui ne l'est que dans le titre.
- 🎯 Statique d'abord, le gratuit durable concerne les sites sans PHP ni base de données.
- ⚠️ Le domaine coûte, comptez 10 à 15 € par an, même avec un hébergement à zéro.
- 💡 Trois sens de gratuit, essai remboursé, offre à vie limitée, hébergement offert avec un domaine.
- 🚀 Chemin le plus court, un site généré avec Claude Code, publié sur une plateforme statique.
Ma thèse est simple, et elle vient de mon travail avec des PME : le bon hébergement gratuit n'est pas celui qui affiche le plus de gigaoctets, c'est celui qui ne vous oblige à rien réapprendre quand le site grandit. Voici comment trier, du plus piégeux au plus solide.
Que veut dire « gratuit » quand on cherche à héberger un site ?
Un hébergement « gratuit » recouvre trois offres très différentes : l'essai remboursé, la formule gratuite à vie mais plafonnée, et l'hébergement offert à l'achat d'un domaine. Les comparer comme si elles étaient équivalentes est l'erreur la plus fréquente, et c'est elle qui fait perdre des semaines.
Pourquoi le mot « gratuit » trompe-t-il autant ?
Le comparatif de Clubic (« 9 solutions testées », mis à jour en novembre 2026) distingue noir sur blanc l'essai remboursé de 30 à 60 jours, qui reste un abonnement payant, de la formule « 100 % gratuit à vie », limitée en ressources. O2switch, Infomaniak, Hostinger ou LWS appartiennent à la première catégorie : vous payez, puis vous demandez le remboursement.
Les Numériques, dans son guide publié le 21 février 2026, ajoute la troisième catégorie : l'hébergement offert avec un domaine. Son verdict me paraît juste : le gratuit convient à un CV, une page de présentation ou un portfolio léger, et devient inadapté dès qu'il faut WordPress, une base de données ou du trafic régulier.
Le premier critère n'est donc pas le prix, c'est le type de site à publier. Un site vitrine de cinq pages pour un artisan n'a besoin ni de PHP ni de MySQL.
Quel hébergement offert avec un domaine tient vraiment la promesse ?
Selon Clubic, LWS inclut, à l'achat d'un nom de domaine (dès 1,49 € par an), 2 Go de stockage SSD, 2 boîtes e-mail, un certificat SSL Wildcard et un trafic illimité, sans publicité imposée. Le palier gratuit ne prend en charge ni PHP ni les bases de données : il vise les pages vitrines et les CV en ligne.
OVHcloud propose de son côté un hébergement statique gratuit de 100 Mo avec un nom de domaine, d'après le même comparatif. C'est peu, mais un site vitrine bien compressé tient dans 100 Mo.
Les hébergeurs gratuits classiques : que cachent-ils ?
Les hébergeurs gratuits classiques (InfinityFree, FreeHosting, x10hosting, Awardspace) offrent un panneau de contrôle, du stockage et parfois WordPress, mais ils imposent des contraintes de domaine, de ressources et de support qu'on ne voit qu'après l'inscription. Ils conviennent pour apprendre, rarement pour une activité commerciale.
Que montrent les vidéos testées sur le terrain ?
La chaîne Emit.Reviews a ouvert un compte sur chaque offre et lu les conditions d'utilisation, ce que presque personne ne fait. Son constat sur freehosting.com : inscription validée en environ 10 minutes, 10 Go de stockage, bande passante illimitée, WordPress installé sans difficulté. L'inconvénient : il faut déjà posséder un nom de domaine légitime, sinon le service ne fonctionne pas. Elle recommande d'acheter un domaine à 0,99 $ chez Hostinger (.xyz ou .online) pour la première année.
Le tutoriel de Create a Pro Website suit la voie InfinityFree : création de compte, vérification par e-mail, choix d'un sous-domaine gratuit, puis constructeur de site. Le blog laConsole.dev la juge l'une des offres gratuites les plus complètes et fiables : jusqu'à 3 sites, bases MySQL et constructeur inclus. C'est exact, et je le dis volontiers pour un projet d'apprentissage.
Pour un site qui doit représenter votre entreprise, je ne le recommande pas : un sous-domaine du type votresite.exemple.com ne rassure personne.
Que disent les fils Reddit sur ces offres ?
Les questions posées sur r/Hosting, r/HostingBattle et r/developpeurs se ressemblent : un freelance avec une page unique qui ne veut pas payer, un développeur qui ne peut pas déployer un projet React et Express avec MongoDB sur Vercel, un responsable d'association qui veut un formulaire relié à une base de données. Aucun de ces fils ne contient encore de réponse chiffrée, mais ils montrent le vrai point de blocage.
Dès que le site doit enregistrer des données, le gratuit se complique. C'est le cas de l'association : elle envisage Cloudflare Pages avec Workers et D1, Supabase ou le free tier d'Oracle Cloud, et s'inquiète des mises en veille et du RGPD.
| Option | Prix annoncé | Limite principale | Meilleur usage |
|---|---|---|---|
| InfinityFree | Gratuit, jusqu'à 3 sites | Sous-domaine ou domaine à fournir | Apprendre, tester |
| freehosting.com | Gratuit, 10 Go | Domaine personnel obligatoire | Site WordPress de test |
| LWS (offre incluse) | Domaine dès 1,49 €/an, 2 Go | Pas de PHP ni de base de données | Page vitrine, CV en ligne |
| OVHcloud statique | Gratuit avec un domaine, 100 Mo | Espace très réduit | Mini-site statique |
| HubSpot Content Hub | Gratuit selon HubSpot, 99,95 % de disponibilité | Dépend de l'écosystème HubSpot | Équipe déjà sur HubSpot |
SOURCE : Clubic, Les Numériques, HubSpot, laConsole.dev, Emit.Reviews · MAJ 11/2026
La dernière ligne mérite une remarque. HubSpot annonce un hébergement premium « sans frais supplémentaires » dans son Content Hub, avec un CDN mondial et une disponibilité de 99,95 %. C'est gratuit comme une porte d'entrée vers un outil marketing complet, pas comme un hébergeur neutre. Si vous n'utilisez pas déjà HubSpot, la sortie sera plus coûteuse que l'entrée.
Cloudflare Pages ou Netlify : le gratuit durable pour un site statique
Cloudflare Pages et Netlify sont des plateformes d'hébergement de sites statiques : vous leur donnez des fichiers HTML, CSS et images, elles les servent depuis un réseau de serveurs répartis et émettent le certificat HTTPS automatiquement. Pour un site vitrine, elles couvrent le besoin réel sans exiger de base de données.
Le vidéaste Fazt, dans « Hosting Services That Are Really Free », écarte volontairement les modèles freemium comme Vercel, Render ou Netlify, parce qu'ils deviennent payants quand le projet grossit. Je comprends sa logique de développeur. Pour un site vitrine de quelques pages, en revanche, ce plafond n'est pratiquement jamais atteint, et c'est là que mon avis diverge du sien.
Comment un site généré avec Claude Code arrive-t-il en ligne ?
Le chemin que je montre aux dirigeants que je forme est court. Claude Code produit le site dans un dossier local (de simples fichiers HTML et CSS, sans framework), vous le placez sur GitHub, puis vous connectez ce dépôt à Cloudflare Pages ou à Netlify. Chaque modification validée met le site à jour toute seule.
Je détaille la partie fabrication dans Créer un site avec Claude Code : ce que j'ai vraiment livré à mes clients et dans J'ai cloné un site à 100 000 euros avec Claude Code en 15 minutes. Ici, retenez surtout que l'hébergement n'est que la dernière étape, la plus simple.
Un site statique sans base de données n'a rien à entretenir, rien à pirater et rien à facturer chaque mois.
Quelles sont les limites à vérifier avant de s'engager ?
Je n'ai pas relu aujourd'hui les quotas chiffrés de Cloudflare Pages ni de Netlify, et je ne vous donnerai pas un nombre de mémoire : ils changent, et un chiffre périmé ferait plus de mal que son absence. Avant de publier, ouvrez les pages officielles (pages.cloudflare.com et netlify.com) et vérifiez trois points : le nombre de déploiements autorisés par mois, la bande passante incluse, et les conditions d'usage commercial.
Pour un artisan ou un cabinet avec quelques centaines de visites par mois, ces trois lignes se lisent en dix minutes. Si votre site devient une boutique ou accueille des comptes utilisateurs, la discussion change : vous quittez le périmètre du gratuit.
Ce qui reste payant même quand l'hébergement est gratuit
Même avec un hébergement gratuit, un site professionnel coûte un nom de domaine, soit 10 à 15 € par an selon laConsole.dev, et parfois du temps de maintenance. Les hébergements classiques, eux, se facturent en moyenne 3 à 10 € par mois, d'après le même tutoriel, soit de 36 à 120 € par an avant même d'ajouter les options.
Faut-il acheter un domaine pour un site vitrine gratuit ?
Oui, et c'est le seul achat que je juge indispensable. Un site sur un sous-domaine gratuit se retrouve mal, se mémorise mal et n'inspire pas confiance à un client qui compare trois prestataires. Les Numériques le confirme : le domaine personnalisé n'est presque jamais réellement gratuit.
Une astuce relevée par Emit.Reviews : les extensions à 0,99 $ la première année existent, mais elles sont rarement celles qu'un artisan français veut sur sa carte de visite. Comparez le prix de renouvellement, pas seulement celui de la première année.
Faut-il passer à un hébergement payant, et quand ?
Dès que le site doit enregistrer des données, vendre en ligne ou recevoir du trafic régulier. Les Numériques cite les sauvegardes, la base de données, le support et la possibilité de migrer comme critères qui deviennent plus importants que le prix de départ.
Pour cadrer votre démarche numérique, le portail France Num rassemble des ressources publiques pour les TPE et PME. Et si votre site WordPress existe déjà, regardez plutôt Connecter Claude à WordPress avec l'API REST avant de le migrer.
Mon verdict : gratuit pour un site statique, payant dès que ça se complique
Pour un site vitrine, héberger gratuitement est une bonne décision, à condition de choisir une plateforme statique (Cloudflare Pages ou Netlify) et de payer le seul vrai poste : le nom de domaine, entre 10 et 15 € par an. Les hébergeurs gratuits classiques valent pour apprendre, les essais remboursés ne sont pas du gratuit, et HubSpot n'est une bonne affaire que si vous y êtes déjà.
Ce que je ferais à votre place : faire construire le site par Claude Code en une après-midi, le publier sur une plateforme statique, brancher un domaine à vous, et ne revoir la question de l'hébergement que le jour où le site doit stocker des données. Si vous voulez le chemin guidé de bout en bout, le Kit AI First montre comment construire et publier son propre site vitrine avec Claude Code, pas à pas.
Foire aux questions
Peut-on vraiment héberger un site gratuitement pour toujours ?
Oui, pour un site statique sur des plateformes comme Cloudflare Pages ou Netlify, ou avec une offre incluse dans l'achat d'un domaine, comme celle de LWS ou d'OVHcloud selon Clubic. Les formules « essai remboursé » ne sont pas gratuites : ce sont des abonnements payants remboursables sous 30 à 60 jours. Vérifiez toujours les conditions sur la page officielle le jour de l'inscription.
Quel est le meilleur hébergeur gratuit pour un site vitrine ?
Pour un site statique, une plateforme comme Cloudflare Pages ou Netlify est la plus solide, car elle ne dépend ni de PHP ni d'une base de données. Si vous voulez absolument WordPress, InfinityFree ou freehosting.com permettent de l'essayer, mais ces offres conviennent mieux à un test qu'à une activité commerciale.
Combien coûte un site vitrine hébergé gratuitement ?
Le seul coût obligatoire est le nom de domaine, environ 10 à 15 € par an selon laConsole.dev. L'hébergement lui-même peut rester à zéro. À titre de comparaison, le même tutoriel estime un hébergement standard à 3 à 10 € par mois.
Un hébergement gratuit supporte-t-il WordPress ?
Rarement de façon durable. Les Numériques indique que WordPress, PHP et les bases de données sont souvent absents du vrai gratuit. Certains hébergeurs, comme freehosting.com testé par Emit.Reviews, installent WordPress sans difficulté, mais exigent un domaine personnel. Pour un site professionnel sous WordPress, prévoyez un hébergement payant.
Faut-il savoir coder pour mettre un site en ligne gratuitement ?
Non. Un site généré par Claude Code se publie en connectant un dépôt GitHub à une plateforme statique, sans écrire de code vous-même. Les tutoriels pour constructeurs glisser-déposer, comme celui de Create a Pro Website avec InfinityFree, montrent aussi qu'on peut aller en ligne sans programmer.
Vidéos YouTube
- How To Create a Free Website in 2026 (with Free Domain and Hosting) — Create a Pro Website
- Free Web Hosting That ACTUALLY Works — Emit.Reviews
- Hosting Services That Are Really Free — Fazt
- How to host your website FOR FREE and with a CUSTOM DOMAIN — DevClub | Programação
Discussions Reddit
- Hébergement gratuit pour le site de mon asso (formulaire + base de données) ? — r/developpeurs
- How to host a website for free?? — r/HostingBattle
Articles & ressources
- Hébergeur web gratuit en 2026 : 9 solutions testées, avec ou sans carte bancaire — clubic.com
- Hébergement web gratuit en 2026 : quelles solutions valent vraiment le coup ? — lesnumeriques.com
- Mettre en Ligne son Site avec un Hébergement Gratuit — laconsole.dev
- Hébergement de site web gratuit avec HubSpot — hubspot.fr
