AI-FirstAI-First
Retour au blog
outils-ia
17 septembre 2026
9 min de lecture

Sans savoir coder, il a bâti l'ERP de sa PME avec Claude Code

Un utilisateur sans formation de développeur a construit un logiciel de facturation complet avec Claude Code. Voici la méthode d'orchestration derrière ce résultat.

Vincent

Vincent

Expert IA — AI-First

Comment un non-développeur a construit un ERP PME avec Claude Code, et comment choisir entre sous-agents, Agent Teams et Dynamic Workflows pour votre projet.

Un mois de licence Claude Code a suffi à une PME chilienne pour remplacer un ERP qu'elle ne pouvait pas se payer. C'est l'histoire racontée sur r/chileIT par un utilisateur qui n'a jamais appris à coder, et qui a livré à sa mère un logiciel de facturation qui tourne encore aujourd'hui sur un Raspberry Pi. Cette histoire pose une question précise : comment orchestre-t-on un vrai projet de codage avec Claude Code quand on n'a ni équipe technique ni budget d'ESN ?

  • 🚀 ERP maison en 2 semaines, un utilisateur sans formation de développeur a remplacé Excel par un vrai logiciel via Claude Code.
  • 🧠 Trois niveaux d'usage, conversation, mode constructeur, agent : la plupart des dirigeants restent bloqués au premier.
  • ⚙️ Trois méthodes d'orchestration, sous-agents, Agent Teams et Dynamic Workflows répondent à des tailles de projet différentes.
  • ⚠️ Le piège de l'orchestrateur maison, automatiser la gestion de projets entiers tente vite, et coûte cher si mal cadré.

Je forme des dirigeants de PME à Claude Code depuis plusieurs mois, et ce cas illustre exactement ce que je vois se répéter : le blocage n'est presque jamais technique, il est méthodologique. Cet article détaille ce qui a été construit, avec quelle méthode, puis explique les trois niveaux d'orchestration que Claude Code propose aujourd'hui pour qu'un projet comparable au vôtre ne s'arrête pas à la démo.

Un non-développeur a remplacé Excel par un vrai logiciel avec Claude Code

L'entreprise familiale gérait ses finances comme des milliers de PME : Excel pour tout, des échanges d'e-mails avec pièces jointes dans tous les sens, et du papier. Un ERP classique (Kame, Bsale, Laudus, Manager, cités dans le témoignage original) dépassait le budget disponible, entre les coûts de licence et les frais d'implémentation.

L'auteur a testé Gemini, Codex et Claude Code sur la même idée de départ : suivre les factures, les comptes à payer, et tenir une comptabilité conforme au régime fiscal chilien 14 TER. En quelques semaines de prompts structurés et de tests fonction par fonction, il a livré un système opérationnel, hébergé en local sur un Raspberry Pi, sans dépendance au cloud. Le logiciel continue de fonctionner même quand la fibre optique tombe en panne.

Comment un non-développeur a construit ce logiciel maison ?

La méthode décrite tient en trois étapes répétées : décrire un besoin précis à Claude Code, valider chaque fonctionnalité une fois codée, puis importer les données historiques depuis les fichiers Excel existants. L'auteur a ensuite demandé à Codex et Gemini d'auditer le code produit à la recherche de failles de sécurité, un réflexe de contrôle croisé qu'il documente lui-même comme perfectible pour un système amateur, mais suffisant pour un outil qui vit uniquement sur le réseau local de l'entreprise.

Ce résultat n'est pas un cas isolé. C'est exactement la promesse que porte le mode agent de Claude Code, et c'est aussi précisément ce que la majorité des utilisateurs n'exploitent jamais.

Pourquoi la plupart des dirigeants restent bloqués au niveau conversation

Une vidéo de la chaîne AI Master distingue trois niveaux d'usage de Claude, et la plupart des utilisateurs professionnels restent coincés au premier sans savoir que les deux suivants existent. Le niveau un, c'est la conversation classique : poser une question, recevoir une réponse, en poser une autre. Utile, mais ça revient à se servir d'un moteur de recherche sophistiqué.

Le niveau deux est le mode constructeur : on demande à Claude de produire un livrable (un script, un e-mail, une analyse de document) mais chaque étape reste pilotée manuellement. Le niveau trois, celui qui compte vraiment pour un projet de codage entier, c'est le mode agent : on donne un objectif final, pas une suite d'instructions, et Claude découpe la tâche, exécute chaque phase, vérifie son propre travail et livre un résultat.

Pourquoi le niveau conversation limite un vrai projet ?

Un projet comme l'ERP chilien n'aurait jamais abouti au niveau conversation, parce que chaque fonctionnalité (factures, comptes à payer, import de données historiques) exige un enchaînement de décisions qu'aucun dirigeant non technique ne peut arbitrer manuellement à chaque tour. C'est le mode agent qui absorbe cette complexité : l'utilisateur valide le résultat, pas chaque micro-décision intermédiaire.

Une fois ce mode agent adopté, une deuxième question se pose immédiatement : comment fait-on quand un seul agent ne suffit plus, parce que le projet devient trop gros pour une session ?

Sous-agents, Agent Teams et Dynamic Workflows : quelle orchestration pour quel chantier ?

C'est précisément le sujet que traite une vidéo de la chaîne DIY Smart Code consacrée aux flux de travail dynamiques d'Anthropic. Le constat de départ est structurel, pas un problème de réglage : chaque sous-agent renvoie son résultat vers une seule fenêtre de contexte, celle de l'agent principal, qui doit tout absorber. Plus on ajoute de travailleurs, plus cette fenêtre sature.

L'analyse décrit une échelle à trois barreaux. Premier barreau, les sous-agents classiques : l'agent principal génère et coordonne les travailleurs un par un, ce qui reste le point d'entrée le plus simple pour un projet de taille modeste. Deuxième barreau, les Agent Teams : plusieurs agents communiquent directement entre eux via une liste de tâches partagée, sans repasser systématiquement par un coordinateur central. Une vidéo de la chaîne Julien Sanson | Automatisation & AI précise que cette fonctionnalité est sortie avec Opus 4.6, dont la fenêtre de contexte est passée à 1 million de tokens contre 200 000 auparavant, ce qui permet de faire tourner plusieurs agents en parallèle sur un même chantier.

Cette architecture a une limite documentée : la coordination entre coéquipiers coûte cher en tokens, ce qui plafonne une équipe efficace à trois ou cinq membres selon la vidéo DIY Smart Code, et toute l'équipe disparaît en cas de plantage de session. Troisième barreau, les Dynamic Workflows, sortis en preview de recherche le 28 mai 2026 selon l'analyse de Ken Huang sur Substack : Claude génère un script d'orchestration à la volée, capable de faire tourner des dizaines à des centaines de sous-agents en parallèle, avec des agents contradicteurs qui vérifient les résultats des autres avant validation finale.

Sous-agents, Agent Teams ou Dynamic Workflows : lequel choisir ?

Le choix dépend de la taille réelle du chantier, pas de l'envie de faire sophistiqué. Pour un projet comme l'ERP chilien, des sous-agents classiques suffisent largement : une fonctionnalité à la fois, validée avant de passer à la suivante. Les Agent Teams prennent leur sens quand plusieurs modules doivent avancer en parallèle avec un vrai besoin de coordination (par exemple front-end et base de données en simultané). Les Dynamic Workflows, eux, visent des chantiers d'entreprise où la charge dépasse ce qu'une poignée d'agents peut absorber, et restent aujourd'hui réservés aux offres Max, Team et Enterprise selon la même source.

Pour activer les Agent Teams côté technique, le blog Shipyard précise qu'il faut au minimum Claude Code en version 2.1.32, avec la variable d'environnement CLAUDE_CODE_EXPERIMENTAL_AGENT_TEAMS activée. Un détail technique, mais qui évite à un non-développeur de chercher une fonctionnalité qui reste désactivée par défaut.

Le mode projet : la mémoire qui évite de tout réexpliquer

Une orchestration efficace ne sert à rien si chaque session repart de zéro. C'est le rôle du mode projet de Claude, décrit dans une vidéo de la chaîne ThomRichard comme l'équivalent d'un bureau dédié dans un espace de coworking, à opposer à un poste en flex-office où l'on doit tout ressortir chaque matin.

Le mode projet regroupe trois éléments qui restent en mémoire d'une session à l'autre : des instructions personnalisées (le ton, la cible, les outils disponibles), des fichiers de connaissance (documents de contexte, exemples de style), et une mémoire de projet qui se met à jour au fil des échanges. Sur un chantier comme l'ERP chilien, ce mode projet aurait évité de rappeler à chaque prompt les règles du régime 14 TER ou la structure des fichiers Excel déjà importés.

Comment le mode projet évite-t-il de tout réexpliquer à chaque session ?

Le mode projet cloisonne la mémoire par projet : ce qui a été décidé pour un chantier ne contamine pas les autres, et Claude retient les décisions déjà prises au lieu de les redemander. C'est la brique qui transforme une série de conversations isolées en un vrai suivi de projet. Pour un dirigeant qui pilote lui-même plusieurs chantiers IA en parallèle, c'est souvent ce détail, plus que le choix entre sous-agents et Agent Teams, qui fait la différence entre un projet qui avance et un projet qu'on recommence sans cesse.

Méthode d'orchestration Ce qu'elle fait Limite principale Adaptée à
Conversation simple Question, réponse, itération manuelle Aucune délégation réelle Recherche ponctuelle
Mode constructeur Produit un livrable sur demande Chaque étape reste pilotée à la main Petites tâches isolées
Sous-agents Un agent principal délègue et coordonne Fenêtre de contexte saturée au-delà de quelques agents Projet solo type ERP PME
Agent Teams Agents en parallèle, messagerie directe Coût de coordination élevé au-delà de 3-5 membres Modules multiples en simultané
Dynamic Workflows Script d'orchestration généré à la volée Réservé aux offres Max/Team/Enterprise Chantiers d'entreprise à grande échelle

SOURCE : transcripts cités (AI Master, DIY Smart Code, Julien Sanson) et kenhuangus.substack.com · MAJ 09/2026

Ce que coûte vraiment un projet piloté par Claude Code (et où ça casse)

Une fois qu'on maîtrise sous-agents et mode projet, la tentation suivante est presque toujours la même : automatiser la coordination elle-même. Un utilisateur du subreddit r/ClaudeAI a transformé une session Claude Code en « CEO » qui route les tâches vers des sessions travailleuses séparées, garde un registre par états (ouvert, en cours, en revue, terminé), et n'accepte le statut « terminé » qu'après vérification contre l'historique Git et le changelog du projet. Ce garde-fou n'est pas anodin : l'auteur explique s'être fait avoir trop souvent par un agent qui annonçait « terminé » alors que rien n'était vérifié.

Un autre fil, sur r/aiagents, montre la dérive inverse : un utilisateur construit un « master harness » qui orchestre Claude, Codex, Gemini et un modèle local sur plusieurs ordinateurs physiques, avec des couches d'arbitrage entre modèles. Il pose lui-même la question dans son titre : est-ce qu'il ne sur-ingénierie pas son propre projet. C'est exactement le risque que je constate chez les dirigeants de PME qui découvrent l'orchestration : construire un système impressionnant en démo, mais trop complexe pour être maintenu par une seule personne.

« Le meilleur système d'orchestration n'est pas celui qui a le plus d'agents, c'est celui qui reste invisible dans le quotidien de l'équipe qui l'utilise. »

Vincent, septembre 2026

Je forme des équipes de PME à Claude Code, donc mon enthousiasme pour ces outils est intéressé, mais il vient aussi de dizaines d'heures passées à regarder où ça casse concrètement : presque toujours au moment où le dirigeant ajoute une couche d'orchestration avant d'avoir un premier cas d'usage qui tourne vraiment. D'après Gartner, d'ici 2028, 33 % des applications d'entreprise intégreront de l'IA agentique, contre moins de 1 % en 2024 : la vague arrive, mais elle ne dispense pas de commencer petit. Sur ai-first.fr, l'article consacré au tutoriel Claude Code en français cumule 34 clics et 2 734 impressions sur les trente derniers jours selon ma Search Console (mai 2026) : un volume modeste, mais qui confirme que la demande porte sur le concret, pas sur la théorie de l'orchestration.

Pour aller plus loin sur les fonctionnalités qui rendent ce mode agent réellement exploitable au quotidien, j'ai détaillé 12 fonctionnalités Claude Code que la plupart des utilisateurs n'exploitent jamais. Et si votre projet touche surtout à l'automatisation de tâches répétitives plutôt qu'à un logiciel complet, le guide Claude Cowork couvre un terrain complémentaire. Côté écosystème, des projets communautaires comme le plugin barkain/claude-code-workflow-orchestration (85 étoiles GitHub, 13 forks) ou oh-my-claudecode (39 000 étoiles GitHub selon sa propre page) tentent d'automatiser ce choix d'orchestration, preuve que la question dépasse largement un seul cas d'usage isolé. Pour la partie développement côté ESN quand le projet dépasse ce qu'une PME peut absorber seule, le blog GoLive Software couvre les aspects pratiques d'intégration d'équipes techniques.

Le verdict : commencez par un sous-agent, pas par un orchestrateur

La question posée en intro était simple : comment orchestrer un vrai projet de codage avec Claude Code sans équipe technique ni budget d'ESN. La réponse tient en une hiérarchie claire. Pour un premier projet, un sous-agent classique en mode projet suffit, exactement comme l'ERP chilien l'a démontré en quelques semaines. Les Agent Teams n'ont d'intérêt que lorsque plusieurs modules doivent réellement avancer en parallèle. Les Dynamic Workflows restent un outil de grande entreprise, pas un point de départ.

Le vrai risque n'est pas de sous-utiliser Claude Code, c'est de sauter directement à l'orchestration avant d'avoir un cas d'usage qui tourne. Commencez par une tâche précise, mesurable, testable en quelques jours. Ajoutez un agent supplémentaire seulement quand le premier devient un vrai goulot d'étranglement, pas avant.

Foire aux questions

Faut-il savoir coder pour utiliser Claude Code sur un vrai projet ?

Non. Le cas de l'ERP chilien le montre : un utilisateur sans formation de développeur a livré un logiciel fonctionnel en itérant par prompts et en validant chaque fonctionnalité une par une. La compétence qui compte est la capacité à décrire précisément un besoin métier, pas la syntaxe d'un langage de programmation.

Quelle est la différence entre sous-agents et Agent Teams dans Claude Code ?

Les sous-agents rapportent tous leur résultat à un agent principal unique, qui devient un goulot d'étranglement au-delà de quelques travailleurs. Les Agent Teams communiquent directement entre eux via une liste de tâches partagée, sans passer systématiquement par ce coordinateur central, mais le coût de coordination limite une équipe efficace à trois ou cinq membres.

Les Dynamic Workflows sont-ils accessibles à toutes les PME ?

Pas encore à tous les niveaux d'abonnement. Selon l'analyse de Ken Huang, cette fonctionnalité, sortie en preview de recherche fin mai 2026, est disponible sur les offres Max, Team et Enterprise, via la CLI Claude Code, l'extension VS Code, l'application de bureau et l'API Claude. Une PME qui démarre a rarement besoin de ce niveau d'orchestration dès le premier projet.

Combien de temps prend un projet comme celui de l'ERP chilien ?

Le témoignage original mentionne quelques semaines de travail à temps plein, pour un coût correspondant à un mois d'abonnement Claude Code. Le temps réel dépend surtout du nombre de fonctionnalités à valider une par une et du volume de données historiques à importer.

Le mode projet remplace-t-il les Agent Teams ?

Non, les deux répondent à des besoins différents. Le mode projet conserve la mémoire et le contexte d'un chantier d'une session à l'autre. Les Agent Teams servent à faire avancer plusieurs travailleurs en parallèle au sein d'une même session. Un projet bien mené combine souvent les deux : un mode projet pour la continuité, des sous-agents ou des Agent Teams pour l'exécution.

Vidéos YouTube

Discussions Reddit

Projets GitHub

Articles & blogs

Articles & ressources

Passez à l'action avec AI-First

Transformez votre PME avec l'IA. Audit, implémentation et suivi par des experts certifiés.

Demander un audit →

Autres articles

Contactez-nous

Prêt à passer à l'IA ?

Répondez à quelques questions ou réservez directement un appel avec un de nos experts.

Envoyez-nous un message

Réservez un appel découverte

30 minutes avec un expert IA pour identifier vos opportunités d'automatisation. Sans engagement.

Réserver mon créneau

Pourquoi AI-First ?

Approche basée sur l'audit de vos vrais besoins
Implémentation selon les derniers standards
Suivi post-déploiement inclus